Wiame Haddad et Léa Morin produisent une recherche sur la figure du bateau naufragé entre le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, symbole de l’extractivisme des côtes maritimes du Sud Global à l’ère anthropocène, tout autant que la figure mythologique par excellence du voyage initiatique. Intéressée par les subjectivités souvent exclues des récits historiques dominants, Léa Morin écrit : “Que reste t’il quand le sable, quand l’océan, recouvrent des espaces et des architectures abandonnées: un sardinier islandais échoué au large de Laâyoune (le Que sera sera), un ferry de voyageurs espagnols (des Îles Canaries) abandonné à Tarfaya, une mosquée enfouie sous les sables, des cabanons détruits dans la lagune de Khnifis. Que sera sera. Eau, rouille, mât, vent, sable, proue, vagues, coques, végétaux, pierres, sel, peintures, dunes, rochers, ossatures, lune, métal, oiseaux, … et des histoires.”
Leur recherche se déploie en deux temps : un atelier créatif co-animé par Wiame Haddad et Randa Maroufi en février 2024 à Oujda en collaboration avec la Hip-Hop Academy ; une recherche exploratoire à Laâyoune en mars 2024, afin d’obtenir des plans filmés en caméra argentique 35mm du bateau naufragé Que Sera Sera.











